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Premier essai : Porsche Cayenne 2019

 

2019 Porsche Cayenne

2019 Porsche Cayenne | Photo: Matt St-Pierre

Toronto, ON. Chaque constructeur a une stratégie. Par exemple, Ford et GM continuent la multiplication de modèles en donnant des noms différents à un même véhicule. D’autres fabricants automobiles sectionnent leurs gammes en factions différentes.

Chez Porsche, comme chez Subaru pour ne nommer qu’eux, les véhicules sont clairement divisés en ceux destinés pour la consommation de masse, et ceux qui portent le fleuron de la marque. Pour tous amateurs de voitures de performance, la 911 n’a pas d’équivalent. Quoiqu’elle soit populaire, elle n’est pas la Porsche du peuple. Le Cayenne par contre, joue ce rôle.

2019 Porsche Cayenne

2019 Porsche Cayenne | Photo: Matt St-Pierre

Le produit Porsche pour tous

J’ai eu l’énorme chance de conduire plusieurs 911 au cours des 15 dernières années, de la simple Carrera à la GT2 RS, et chacune d’entre elles nécessitent un état d’âme précis. Le Cayenne, à l’exception possible du Turbo S, se veut le véhicule familial du quotidien à tout faire.  Pour le millésime 2019, Porsche aura mis une emphase particulière sur le raffinement, le confort et une conduite aisée. N’allez pas croire que les performances ne sont plus au rendez-vous! C’est tout le contraire avec la venue de la génération E3 de l’authentique VUS de Porsche.

Il y a déjà un peu plus de 15 ans que la firme allemande lança le véhicule qui alla sauver les meubles dans les immeubles de Porsche à Stuttgart. La 1ère version fut un succès monstre, de même que pour la 2e génération. En tout, plus de 20 000 Cayenne ont trouvé preneurs au Canada dans cette période.

2019 Porsche Cayenne

2019 Porsche Cayenne | Photo: Matt St-Pierre

Nouvelle plateforme et puissance

Le nouveau Cayenne est évolutif côté design, demeurant illico identifiable comme VUS de Porsche. Ce qui n’est pas aussi évident relève du fait que l’utilisation de la plateforme MLB de la grande famille de Volkswagen (Audi Q7 et Bentley Bentayga) aura non seulement permis d’accroitre légèrement les dimensions du Cayenne, mais de lui greffer de nouvelles composantes. On parle ici d’une suspension à bras multiple à l’avant, à l’instar de celle à l’arrière et d’une carrosserie en aluminium à 100%.

Il en résulte que le Porsche Cayenne 2019 pèse environ 70 kg de moins et que de nouveaux groupes propulseurs s’y installent donc un V6 de 3,0 litres turbocompressé. Ce dernier, ainsi que la transmission automatique à 8 rapports de ZF, détiennent le rôle de force motrice pour la version de base.

Le Cayenne de base, qui se détaille dorénavant à 75 500$, compte pour 50% à 60% des ventes totales du VUS. Voilà pourquoi cette variante est digne de mention. Et ces données justifient aussi la fonction du Cayenne.

Produisant 335 chevaux et 332 lb-pi de couple (de 1 340 à 5 300 tr/min), le nouveau V6 est non seulement plus puissant que l’ancien, mais il s’avère plus doux et réactif. Malheureusement, d’un départ-arrêté, le Porsche souffre toujours d’un délai d’activation des gaz qui ne peut qu’être contré avec de la patience. Une fois sur son envol, notre Cayenne de base franchit la barre des 100 km/h en seulement 6,2 secondes. Gratifié de l’ensemble Sport Chrono offert en option, le temps du sprint tombe à 5,9 secondes.

2019 Porsche Cayenne

2019 Porsche Cayenne | Photo: Matt St-Pierre

Le confort signé Porsche

Le roulement du Cayenne est sans contredit plaisant. Pour 2019, la plateforme plus rigide et ingénieuse ainsi que la nouvelle suspension apportent des améliorations marquées au comportement routier du véhicule. Selon Porsche, non seulement la tenue de route, qui a soi-disant toujours été excellente, monte d’un cran, mais le confort aussi passe à un niveau supérieur.

Lors de l’essai, je n’ai pu vraiment remarquer un progrès au niveau du dynamisme de la conduite. Les routes plutôt droites empruntées au nord de Toronto m’ont seulement permis d’évaluer le raffinement accru du véhicule. Le Porsche Cayenne demeure tout de même un des utilitaires les plus doués sur la route, et hors des sentiers battus.

L’indice de confort et de technologie du nouveau Cayenne suit la tendance. L’élément le plus marquant est l’écran de 12,3 pouces de série. L’énorme affichage permet de présenter un volume étonnant d’information à l’aide de superbes graphiques et couleurs. La console centrale délaisse la panoplie de commandes en cascade en faveur d’une plaque noire lustrée. L’effet haut de gamme est réussi par contre j’avais un faible pour l’aspect unique de l’ancien design.

Comme c’est toujours le cas, la liste d’options disponible pour une Porsche semble interminable. Une des dernières innovations, et c’est le cas de le dire, se nomme InnoDrive. Ce dernier utilise les données de navigation, les informations des capteurs radar et vidéo pour détecter les limites de vitesse et le tracé de la route. Le système planifie de manière prédictive, sur une distance de trois kilomètres, pour maximiser l’efficacité du groupe propulseur. C’est un régulateur de vitesse adaptatif et intelligent.

Le Cayenne incarne le véhicule Porsche à tout faire. Au sein de la catégorie dans laquelle il œuvre, les choix sont nombreux comme le Range Rover Sport, le BMW X5, le Mercedes GLE, entre autres. L’avantage du Cayenne est qu’on ne magasine généralement pas une Porsche, on veut une Porsche. Le nouveau Cayenne, même en version de base, a tout pour plaire en plus de l’écusson.

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