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Essai routier Nissan Armada 2017 : le même, mais différent

Si vous n’êtes pas familier avec l’Armada de Nissan, vous n’êtes pas seul. L’Armada (qui a emprunté son nom à la marine de guerre espagnole des années 1500) n’a trouvé que 44 preneurs au Québec en 2015. Il est toujours à flot, mais il est férocement poursuivi par les frégates américaines dites Suburban, Tahoe, Yukon et autres dans la mer houleuse des utilitaires sport pleine grandeur. Nous avons fait l’essai du Nissan Armada 2017 à Carmel-By-The-Sea, en Californie.

Armada 2017_2 (28)

Si vous n’êtes pas familier avec l’Armada de Nissan, vous n’êtes pas seul. L’Armada (qui a emprunté son nom à la marine de guerre espagnole des années 1500) n’a trouvé que 44 preneurs au Québec en 2015. Il est toujours à flot, mais il est férocement poursuivi par les frégates américaines dites Suburban, Tahoe, Yukon …

Evaluation Sommaire

Performance - 75%
Confort - 90%
Agrément de conduite - 65%
Espace intérieur - 80%
Prestige - 75%

77%

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77

Depuis 2004, l’Armada navigue ici et là, offrant une alternative aux imposants mastodontes américains. Selon Nissan, l’âge moyen des acheteurs d’Armada se situe entre 31 et 40 ans, ce qui est (curieusement) beaucoup plus jeune que la moyenne d’âge des autres VUS pleine grandeur. Mais pourquoi donc une jeune famille dans la trentaine achèterait-elle un Nissan Armada?

Jusqu’à aujourd’hui, l’Armada était essentiellement une camionnette Titan avec un habitacle luxueux à la place d’une caisse; les deux modèles partageaient la même plateforme. Aujourd’hui, le patriarche a troqué sa plateforme de camionnette pour celle du fameux Nissan Patrol, lui donnant ainsi ses lettres de noblesse – le Patrol étant plus redoutable grâce à ses participations au rallye Paris-Dakar.  Il est également important de mentionner que le QX80 d’Infiniti utilise également cette même plateforme…

La coque imposante et son « bouclier »

Nissan a donné à son Armada une allure légèrement évoluée qui lui confère une présence plus audacieuse. Certes, on répète régulièrement cette suite de mots lorsqu’on parle d’un véhicule du genre récemment rafraîchi; mais l’audace et la présence sont des critères très importants lorsqu’on rivalise avec des utilitaires sport pleine grandeur américains. Cette carapace comporte tous les éléments signature de Nissan, mais en format géant. Il est agréable à regarder, mais n’offre rien de novateur côté style.

Autrement, l’Armada est livrable avec une liste exhaustive de systèmes de sécurité active qui sont probablement nécessaires à son opération sécuritaire comme, par exemple, un détecteur prédictif de collision frontale en option, l’aide au contrôle de la distance et le système de freinage d’urgence, des systèmes de prévention et de détection de sortie de voie et le système d’avertissement sur l’angle mort. Certains de ces systèmes avertissent ET interviennent.

Les voiles hissées bien hautes

S’il ne partage plus la plateforme du Titan, l’Armada partage tout de même la motorisation, qui est un V8 5.4 L développant 390 chevaux et 394 lb-pi de couple. Attelée à ce groupe motopropulseur est une capacité de remorquage de 8500 lb. Sur la route, ce moteur est étonnement bruyant, même dans l’habitacle dit « silencieux comme une bibliothèque ». Pas une mauvaise caractéristique en soi pour un jeune père de 35 ans…

Armada 2017_2 (34)Sur le plan des performances, la boîte automatique à sept rapports effectue le travail avec brio, mais l’Armada est lourd et l’accélération en subit les conséquences. Son système quatre roues motrices est obligatoire et cette configuration s’est avérée fort performante en conditions hors route, sur un circuit qui était des plus exigeants, du moins, pour ce type de véhicule.

Encore une fois, la famille dans la trentaine ne se servira jamais de cette dextérité sur les sentiers, mais mentionnons à nouveau qu’un père de famille dans la trentaine pourra bien se vanter que son VUS pleine grandeur peut conquérir le boisé banlieusard.

Nissan affirme avoir domestiqué la suspension, mais nous avons ressenti du roulis dans les virages, et sa direction est floue. De ce fait, l’agrément de conduite n’y est pas.  Ces compromis ont peut-être eu un effet positif sur le confort, l’Armada est douillet sur route cahoteuse et les imperfections sont facilement pardonnées.

Un espace titanesque

Dans l’habitacle, l’équipement abonde, mais les matériaux sont sensiblement les mêmes que le modèle sortant – encore une fois, rien de nouveau. C’est garni et opulent. En contrepartie, l’Armada offre plus d’espace pour les jambes et davantage de dégagement pour la tête que ses compétiteurs, et son confort est irréprochable.

Au bout du compte, une famille dans la mi-trentaine aisée fait l’acquisition d’un Nissan Armada parce qu’il offre des équipements en abondance, de l’espace et un confort princier pour huit passagers et qu’il a des performances suffisantes pour faire un peu de tout.

Avec un prix de base pour la version SL de 63 498$ et 69 998$ pour la variante Platinum, l’Armada est plus abordable que son confrère, l’Infiniti QX80. Or, si budget il y a, il serait sage de faire l’essai de ce dernier qui offre des technologies plus avancées et plus de prestige, avant de faire son choix.

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