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Essai routier Lexus IS 2017, luxe discret

La Lexus IS, c’est la petite voiture d’entrée de gamme de la famille luxueuse de Toyota. C’était aussi, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, la plus sportive du lot. Depuis, des modèles comme la RC-F ou la GS-F l’ont relégué au rang de berline agréable, sans plus.

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La Lexus IS, c’est la petite voiture d’entrée de gamme de la famille luxueuse de Toyota. C’était aussi, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, la plus sportive du lot. Depuis, des modèles comme la RC-F ou la GS-F l’ont relégué au rang de berline agréable, sans plus. Il fallait donc que la petite voiture …

Evaluation Sommaire

Performances - 80%
Agrément de conduite - 80%
confort - 85%
Sécurité - 90%
Espace intérieur - 75%
Prestige - 75%

81%

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81

Il fallait donc que la petite voiture subisse une cure de rajeunissement, histoire de lui permettre de se positionner dans un marché hautement concurrentiel où elle cédait le pas aux compétiteurs un peu trop aisément. Le résultat, c’est une Lexus IS un tantinet remodelée, mais qui offre un peu plus de sensations de conduite.

Une allure retouchée

La Lexus IS a du style, même dans son ancienne version. Pas question donc de retoucher inutilement ce qui marchait déjà bien. On a donc remodelé très légèrement la grille de calandre, confirmant sa forme de sablier,  et modifier aussi les blocs optiques plus que jamais en forme de L et mettant à profit des lumières DEL.

Grille différente sur la version F-Sport, pneus de 18 pouces en option sur la version de base, et nouvelles roues exclusives pour la version 350 F-sport viennent compléter les améliorations apportées.

L’habitacle subit lui aussi sa part de changements, mais tous aussi subtils. Avant que vous ne posiez la question, non on n’a pas corrigé la bosse imposante au bas de la console centrale qui se frotte sur les chevilles et exige un peu de contorsion du pied droit. Tout comme on n’a pas corrigé totalement l’ergonomie des contrôles de la molette multifonction qui exige un certain doigté de la part du conducteur.

images-lexus-is-2017-12Ceci étant dit, on a au moins amélioré un peu l’espace aux places arrière (qui s’agrandit de 41 mm pour les jambes), on a proposé un écran de 10,2 pouces sur certaines versions, redessiné certains panneaux et surpiqûres et, ô sacrilège diront certains, rendu le cuir optionnel pour le remplacer par une fibre synthétique appelée NuLuxe…. Dont j’ai été totalement incapable de voir la différence avec du cuir authentique, dois-je le préciser.

Selon Lexus, ce seul changement permet d’alléger la voiture, mais permet surtout une d’éliminer près de 65% du CO2 produit par la manipulation du cuir. Un élément non négligeable…

Outre la différence physique, précisons quand même que d’importants changements ont aussi été enregistrés au niveau du mode de fabrication. On a diminué les soudures au profit de l’acier collé, maximiser l’usage d’acier haute densité pour améliorer la rigidité du châssis, et augmenter la taille des disques de frein.

Confort et performance

On le sait, la famille Lexus n’a pas exactement la réputation d’être la plus stimulante en conduite, héritage de sa sœur Toyota. Mais les deux compagnies veulent changer cette perception en créant des véhicules plus dynamiques d’une part, et en permettant de les mettre à l’épreuve d’autre part.

Ainsi, c’est sur les routes sinueuses et accidentées de l’Ile de Vancouver, non loin de Victoria, que nous avons pu mettre à l’épreuve les nouvelles Lexus IS remaniées. Mais c’est surtout sur la piste de l’île de Vancouver que la petite berline a pu faire la démonstration de son surprenant savoir-faire.

Dès le départ, le premier tour de piste s’effectue au volant de la version de milieu de gamme, la IS 300 AWD qui, comme son nom ne l’indique pas, dispose d’un moteur V6 3,5 litres de 255 chevaux et d’un rouage intégral. Pas d’ensemble F-Sport sur notre voiture d’essai cependant, alors pas de suspensions plus dynamiques. Malgré tout, et malgré une certaine lourdeur en virage, la voiture se comporte avec aisance, faisant à peine ressentir le transfert de poids qui, pourtant, devrait être omniprésent sur un circuit aussi technique (le circuit de l’île de Vancouver compte 19 virages et un dénivelé total de 91 mètres, bien suffisant pour permettre de voir toutes les capacités des voitures).

images-lexus-is-2017-3La deuxième série de tours se réalise au volant de la IS 200T, une petite version turbo de 241 chevaux, à propulsion. Ici, il faut ménager un peu la monture en accélération dans les virages et on ressent le manque de puissance en réaccélération. La légèreté relative du véhicule permet cependant de la manier avec bonheur.

Dernière série de tours, au volant de la IS350 AWD cette fois et, du haut de ses 306 chevaux et de son ensemble F-Sport, elle s’avère sans surprise la plus équilibrée sur la piste. Moins nerveuse que la version turbo, elle développe sa puissance de façon un peu linéaire, mais néanmoins efficace.

Sur la route, les trois modèles ont fait la preuve de leur aisance et de l’amélioration de leur conduite. Mais attention, on ressent quand même l’héritage Lexus et sa – trop – grande douceur de roulement.

Conclusion

Avec un prix de base de 40 000$ et des poussières, nul doute que la Lexus IS est un véhicule qu’il faut considérer. Mais si vous êtes un amateur de conduite extrême, ou de performances enlevantes, passez votre tour; la IS perpétue avec grâce la réputation, bien méritée, de Lexus.

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