Le roadster SL est célèbre. Non pas parce qu’on en voit tant – seulement 58 vendus au Québec en 2015 –, mais bien parce que son ancêtre, la 300 SL, s’est pointé à New York en 1954 et a acquis depuis un statut légendaire. Faut dire aussi qu’un biplace sportif qui exhibait des portières en ailes de mouette (d’où son surnom Gullwing), ça marque son homme !

Evaluation Sommaire
Performance - 95%
Agrément de conduite - 90%
Confort - 95%
Sécurité - 85%
Espace intérieur - 85%
Prestige - 90%
90%
L’allure de la SL est devenue aussi familière que celles d’autres chefs-d’œuvre du design automobile : la première Corvette décapotable (née à la même époque d’ailleurs), la Jaguar E-Type (depuis 1996 en résidence permanente au Museum of Modern Art de New York), la Porsche 911 ou la Coccinelle de Volkswagen.
Durant les décennies suivantes, les designers ont quelque peu triché avec les angles et les rondeurs mais, dans l’ensemble, la SL est resté fidèle à elle-même, c’est-à-dire un biplace capable de marier la liberté d’un toit escamotable à la fougue d’une mécanique raffinée et d’un habitacle cossu. En bref, la SL a confirmé sa place dans l’histoire comme le carrosse racé des personnes peut-être pas nécessairement célèbres mais assurément riches. Pour sa cuvée 2017, Mercedes-Benz a procédé à un rafraîchissement.
Quoi surveiller
Si belle, si cher !
On lui épargne l’hiver
Chaud soleil ? « On the road again » et ça presse !
Modèles concurrents
Aston Martin Vantage, Audi R8 Spyder, Chevrolet Corvette, Ferrari California, Jaguar F-Type, Porsche Boxster et 911
Comment se comporte-t-elle sur la route?
La SL 2017 se décline en quatre saveurs : 450, 550, 63 et 65, ces deux dernières portant le sceau AMG. Bien sûr, des éléments cosmétiques s’amusent à distinguer visuellement une version de l’autre mais la vraie différence réside sous le capot.
Ainsi, le V6 3,0L de la 450 voit sa puissance augmenter de 34 chevaux à 367, tandis que la SL 550 préfère un V8 de 4,7L bon pour 455 chevaux. Du côté des deux variantes assemblées par l’atelier d’AMG, la 63 s’en remet à un V8 5,5L qui cumule 585 chevaux, pendant que la SL 65 conserve l’un des rares V12 encore actif de nos jours.
Sa cylindrée de 6,0 litres, à laquelle on a aussi greffé deux turbocompresseurs (à bien y penser, toutes les versions des SL 2017 livrables au Canada sont affublés d’une paire de turbo !), fournit 630 chevaux et un couple de 738 lb-pi. À titre de comparaison, une 911 Turbo S développe 580 chevaux.

Toutes les SL sont effectivement rapides. Disons une moyenne de 4 secondes au 0-100 km/h. Si vous voulez être pointilleux, alors vous retrancherez des dixièmes de seconde ici et là, ce qui est un peu futile. Je veux dire, que votre SL boucle ce chrono en 4,1 secondes (la SL 63) ou en 3,9 (la SL 65) ne devrait pas changer grand chose à la rapidité avec laquelle le policier vous sanctionnera d’une contravention bien salée, sans parler de la forêt de cônes orange qui de toute façon s’arrange toujours pour gâcher nos petits plaisirs.
Alors que les deux versions AMG se « contentent » d’une transmission à 7 rapports, les deux plus « humbles » héritent de la nouvelle Gtronic à 9 vitesses.
Les ingénieurs ont travaillé fort à glisser dans les entrailles de la SL des programmes (regroupés sous le système Dynamic Select) qui modifient les réactions des organes mécaniques. Le mode Eco, comme son nom l’indique, tente d’optimiser le nombre de kilomètres parcourus avec un seul litre d’essence. Le prix à payer, toutefois, est l’assassinat pur et simple de toute velléité sportive. Vous aurez beau presser l’accélérateur jusqu’au métal, la motorisation n’en fait plus qu’à sa tête, c’est-à-dire très lentement, sans se presser.
Si vous choisissez l’option Active Body Control, le programme Eco cède sa place à celui baptisé Curve. Seulement la limousine S et la SL offrent ce gadget pour le moment dans le portfolio de M-B. Gross modo, l’idée est de rendre la promenade encore plus sportive sans déranger les occupants. Pour y parvenir, les ingénieurs ont fait en sorte que la SL dans un virage imite la réaction d’un motocycliste qui se penche pour mieux supporter les forces gravitationnelles. Le mode Curve modifie donc le cambrage des roues intérieures. Les passagers ne se rendent même pas compte que la SL travaille si fort.
Est-ce qu’elle est confortable?
On a vu plus haut que la SL est prête à brûler l’asphalte mais sans nuire au confort des deux chanceux à bord. Cela dit, n’oublions pas qu’il s’agit d’une décapotable. Or, comment fait-on pour rendre confortable un cabrio qui navigue dans ces prix ? D’abord, quand le toit est en place, on continue d’admirer le firmament grâce au panneau vitré, lequel incorpore la technologie Vario-roof qui fait varier à volonté l’opacité du verre.

Une fois le toit abaissé, il est encore plus crucial de dorloter son monde. Benz y veille grâce à un arsenal de gadgets : l’Airscarf envoie de l’air chaud sur les épaules, l’Aircap repousse le vent au-dessus des têtes grâce à un volet qui se déploie au sommet du pare-brise, un coupe-vent joue également son rôle entre les têtières et, enfin, si les deux baquets et le volant sont chauffants, les accoudoirs des portières le sont aussi…
Est-ce qu’elle est spacieuse?
Seulement deux places, d’accord, mais parfaitement sculptées et dégagées. La question se pose plutôt au sujet du coffre à bagages. Une fois le toit replié, il nous reste 364 litres. Benz en profite pour introduire une nouveauté : la cloison amovible dans le coffre, dont la mission est de séparer les bagages du pavillon replié, se positionne désormais automatiquement. Dans le passé, j’ai déjà vécu cet agaçant moment où le toit refusait d’obéir parce que j’avais oublié ledit séparateur. La SL y pense maintenant pour nous.
Conclusion
Les propriétaires de SL possèdent plusieurs voitures, Mercedes-Benz le confirme. Donc, normalement, la question du budget est plus ou moins secondaire. Et pourtant, la 450, la plus « abordable » des SL, fait tout très bien et j’en ferais volontiers ma monture estivale. Je disposerais alors d’un entrain mécanique plus que suffisant et je traverserais l’été au volant d’une automobile classique qui a elle-même traversé les décennies en devenant encore plus désirable au fil des ans.
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