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Lexus RX350 2015, bailleur de fonds

Le RX est le modèle le plus important de la gamme Lexus, c’est un fait accompli. Non seulement il n’est pas seulement populaire, il représente pas moins de 40 % des ventes de la marque de prestige de Toyota, ce n’est pas rien. C’est un exemple parfait de bailleur de fonds.

Lexus RX350 F-Sport 2015

Lexus RX350 F-Sport 2015

Le RX est le modèle le plus important de la gamme Lexus, c’est un fait accompli. Non seulement il n’est pas seulement populaire, il représente pas moins de 40 % des ventes de la marque de prestige de Toyota, ce n’est pas rien. C’est un exemple parfait de bailleur de fonds. La tendance Le segment …

Evaluation Sommaire

Performance - 75%
Agrément de conduite - 70%
Confort - 80%
Sécurité - 80%
Espace intérieur - 80%
Prestige - 75%

77%

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77

La tendance

Le segment des utilitaires sport intermédiaires de luxe est l’un des plus actifs dans l’industrie automobile. Tous les constructeurs s’y sont lancés avec des offres variées, mais considérant que le RX fut l’un des premiers à ouvrir la voie, il s’est rapidement fait une très solide réputation. Incontournable, il commence certes à montrer des signes d’âge, mais on l’améliore constamment. Ce fait prend tout son sens avec les modifications apportées à la calandre en 2013 avec l’intégration du fameux sablier qui est aujourd’hui devenue le symbole le plus fort de Lexus.

Profitant de cette occasion, on découvre également les crochets en DEL à la base des blocs optiques qui permettent une signature visuelle distinctive. C’est à cette époque que ma version d’essai F-Sport a vu le jour.

Il s’agit du modèle le plus dynamique en fait de présentation. On lui donne une grille en maille qui se trouve cintrée par les barres de chrome. Le bouclier est aussi plus sportif avec des antibrouillards bien ronds qui s’incorporent dans un pli ascendant. Pour le profil, la distinction s’observe par les jantes de 19 pouces. Dans mon cas, elles étaient même peintes anthracite. À la poupe, il n’y a pas de réel changement si ce n’est que le becquet du hayon continue de subtilement et efficacement intégrer l’essuie-glace. Personnellement, je trouve que c’est un détail intéressant, car il facilite d’autant le déneigement de la partie arrière.

Le RX ne détonne pas avec son design, mais j’ai bien hâte de voir la quatrième génération se pointer à New York en mars prochain avec une expression plus affirmée suivant la tendance du NX et du coupé RC.

Un brin de folie!

En prenant place dans le RX, on constate d’emblée que Lexus a entrepris une approche différente des autres constructeurs qui adoptent le conservatisme. On suggère un esprit moderne avec un imposant triangle gris qui occupe l’essentiel de l’espace de la planche de bord. Au sommet, on découvre l’écran multimédia qui regroupe plusieurs des commandes que l’on contrôle par une molette qui est très ergonomique. On dépose simplement la main sur le petit support et le tour est joué, on navigue dans tous les programmes. À ce sujet, je donne une bonne note aux ingénieurs de Lexus pour l’idée d’y mettre une subtile résistance lors des mouvements pour éviter que la « souris » se promène partout!

L’instrumentation est aussi particulièrement réussie avec ses accents bleutés. L’ordinateur de bord en contrepartie n’offre pas suffisamment de possibilité ni de diversité d’informations. Considérant la catégorie, j’aurais aimé plus. Il y a un autre point qui me perturbe dans les cabines de Lexus : le levier de transmission. Je ne comprends pas pourquoi on s’obstine à simplement laisser à découvert la tige de chrome. J’ai toujours trouvé que ça manque de raffinement.

Concernant l’espace, le RX résiste à la tentation de mettre une troisième rangée de sièges qui ne sert généralement à rien. On conserve donc ainsi toutes les qualités et les capacités de l’habitacle. On se retrouve dans un univers très confortable pour 4 personnes. Les assises supportent assez bien, mais gagneraient à être un peu plus fermes. C’est le véhicule que j’ai utilisé pour me rendre au Salon de l’auto de Détroit à 921 kilomètres de chez moi. J’ai amplement eu le temps de l’analyser et je dois admettre qu’il fait plus que très bien le travail.

Pour ce qui est du coffre, on confirme la vocation familiale avec une superficie de 1 132 litres. Être critique, je dirais que le seuil est élevé, mais c’est un VUS, rien d’étonnant!

Léger décalage

S’il y a un endroit où le RX commence à montrer des signes d’essoufflement, c’est au plan mécanique. Le V6 de 3.5 litres est compétent, mais on le sent moins raffiné que l’équivalence chez Mercedes-Benz ou BMW. Il accorde une puissance tout à fait décente à 270 chevaux, on joue rarement de vélocité en favorisant toujours la question de la réduction de la consommation. À ce sujet, j’ai eu une tangente combinée de 12,7 litres/100km. Considérant les conditions d’essai, c’est tout à fait raisonnable.

Il faut dire que la version F-Sport fait abstraction de la boite à six rapports et jouit du privilège d’avoir huit embranchements. Bien qu’elle soit très récente, cette dernière se montre souvent hésitante aux départs et au moment des reprises. J’ai même eu quelques situations où elle était carrément saccadée et inconfortable.

Le système de traction a aussi été un facteur de désappointement. En fonction du prix et de la catégorie, on s’attend à des programmes de gestion plus efficace que l’expérience que j’ai eue. En terme général, le travail se fait, mais dès que les conditions se détériorent le comportement commence à décevoir. Sans excès, même avec l’AWD bien en marche, le train avant a perdu de son adhérence alors que ma vitesse était réduite. Normalement, les assistances et l’intégrale auraient dû intervenir.

Il n’en demeure pas moins que sur pavé sec, le RX se conduit comme un charme avec tout le confort de roulement que l’on attend d’un produit de cette enseigne.

Conclusion

Ce populaire VUS n’est plus au sommet de son art, mais il demeure un produit digne d’intérêt. Il offre plusieurs avantages longuement énumérés plus haut, mais il en reste deux essentiels que je dois souligner. Contrairement à ses pairs d’origine allemande, il brille par sa fiabilité solide comme le roc. On doit aussi considérer que le processus d’achat chez Lexus est beaucoup plus agréable que les Teutons qui nous ensevelissent sous les catalogues d’options. Avec le RX, c’est simple, efficace et surtout beaucoup moins cher que les Européens.

Lexus RX350 2015: 61 094 $

Moteur : V6 3.5 litres DACT

Puissance : 270 chevaux à 6 200 tr/min

Couple : 248 lb-pi à 4 700 tr/min

Transmission : Automatique à huit rapports

Consommation (Ville) : 12.7 l/100km

Consommation (Route) : 9.1 l/100 km

Consommation (Observée) : 12.7 l/100 km

Images Lexus RX350 F-Sport 2015

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