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Essai routier Mercedes-Benz Classe G 2016, c’est lui le plus fort!

Attention, si vous êtes sensibles à l’environnement, et que vous êtes un ardent partisan de sa protection, il se peut que le texte suivant vous déplaise. Car on ne fait pas l’essai d’un véhicule aussi imposant qu’un Mercedes-Benz Classe G sans brouiller un peu les gaz à effet de serre.

Mercedes-Benz Classe G500 12

Attention, si vous êtes sensibles à l’environnement, et que vous êtes un ardent partisan de sa protection, il se peut que le texte suivant vous déplaise. Car on ne fait pas l’essai d’un véhicule aussi imposant qu’un Mercedes-Benz Classe G sans brouiller un peu les gaz à effet de serre. En fait, les versions les …

Evaluation Sommaire

Performance - 80%
Agrément de conduite - 85%
Confort - 80%
Sécurité - 95%
Espace - 80%
Prestige - 90%

85%

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En fait, les versions les plus puissantes de ce Classe G, les G63 et G65, figurent parmi les véhicules les plus énergivores en vente au pays. Mais vous savez quoi : malgré ma conscience, les derniers jours ont été, pour le petit garçon en moi, les plus beaux.

Concrètement, on ne parle pas exactement d’un véhicule aux lignes sexy et à la silhouette aguichante. On distingue plutôt le Classe G pour sa taille imposante, et pour ses courbes un peu trop abondantes. Les mauvaises langues diront d’ailleurs que cela nous fait un point en commun!

En fait, le Mercedes-Benz Classe G a tout du véhicule militaire : carré, sans flaflas et sans bling-bling. On parle ici d’efficacité maximale et de capacités hors du commun. Ce qui explique probablement que l’armée canadienne se soit entichée de ce véhicule et soit devenu propriétaire de plusieurs dizaines d’entre eux, en version moins luxueuse ça va de soi.

Si vous pensez que le Classe G a une allure vieillotte, vous ne vous trompez pas beaucoup. Outre quelques mises à jour esthétiques mineures comme des phares à DEL ou un pare-chocs revampé (ce dernier est une nouveauté cette année), vous aurez exactement sous les yeux le même véhicule que lors de son lancement en 1979. La plateforme est la même, la carrosserie aussi, et l’allure générale nz’a pas bougé d’un iota.

Sous le capot

Le Mercedes-Benz Classe G550, notre modèle d’essai, est un véritable tout-terrain. Sous le capot, on glisse un moteur V8 biturbo 4,0 litres de 416 chevaux, une mécanique partagée aussi avec la très sportive AMG GT. Les plus passionnés pourront opter pour le G63 ou le G65 AMG, deux versions un peu plus vitaminées (la G63 affiche une capacité de 563 chevaux alors que le G65 compte sur un V12 biturbo de 621 chevaux), mais dont le prix est à l’avenant.

Vous aurez aussi compris que ce genre de mécanique, même pour le G550, n’a rien d’économique. À la fin de ma semaine d’essai, et en ayant été aussi poli que possible avec l’accélérateur, j’ai tout de même totalisé une consommation moyenne de 17,8 litres aux 100 kilomètres. Un total qui aurait aisément pu être augmenté si j’avais poussé la machine, ou si j’avais parcouru des kilomètres hors route.

Car ce Classe G, c’est d’abord et avant un véhicule qui ne connait pas de limites. Son rouage 4 roues motrices avec triple commandes de verrouillage de différentiel lui permet d’affronter toutes les surfaces, aussi ardues soient-elles.

Il y a deux ou trois ans, au moment d’une autre mise à jour, j’avais eu l’occasion de tester le Classe G sur une montagne métallique avec une pente de 75 degrés. Le passager que j’étais a éprouvé beaucoup plus de difficultés que le véhicule lui-même dans la pente.

Sur la route

Dans l’habitacle, le Classe G a tout ce qu’il lui faut pour s’appeler Mercedes-Benz. Sa qualité de finition est irréprochable, ses cuirs sont de qualité, ses boiseries affichent un fini unique, un écran central affiche la navigation et toutes les commandes et le tout est bordé de technologies sécuritaires (du genre avertissement d’angles mort ou régulateur de vitesse intelligent).

Des modes pneumatiques permettent même de régler la position de conduite au gré de votre volonté, dans toutes les positions imaginables.

Oui, la direction donne l’impression de ne pas être assistée tellement elle est exigeante à basse vitesse (gracieuseté d’une direction à recirculation de billes), et oui, les suspensions prévues pour le hors route donnent une sensation de sautillement permanent à laquelle on se fait sans peine. Mais le fanatique que je suis de conduite s’est rapidement adapté, et je n’ai jamais regretté mon séjour dans le Classe G.

Non, ce n’est pas un véhicule pour tout le monde. J’avoue cependant humblement que de circuler à son volant, bien en haut des véhicules ordinaires (le Classe G fait près de 2 mètres de hauteur et sa position de conduite est proportionnelle) donne une petite sensation de puissance.

Il y a bien un bémol, outre l’abusive consommation, et c’est le prix d’achat : le G550 débute à 127 500 $, ce qui n’est pas rien. Sauf que… si jamais je devenais l’un des millionnaires de la loterie, ce genre de jouet ferait certainement partie de mon écurie. Jugez-moi maintenant!

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