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Premier essai : Buick Enclave Avenir 2018

Buick subit une transformation de taille à l’heure actuelle. Avec une croissance considérable au Canada, la marque porte une attention particulière à son offre de VUS ; groupe de segments qui représente 80% du volume de ses ventes. Buick vit cette transformation dans le but de rajeunir sa démographique, poursuivre sa lancée sur le marché chinois et conserver ses acheteurs actuels, qui sont ô combien fidèles. Plaire à tout ce beau monde peut être un vrai casse-tête !

Buick Enclave 2018

L’Enclave 2018 est une pièce importante dudit casse-tête. Le relooking de 2018 l’a rendu plus robuste et simpliste, avec moins d’éléments esthétiques ostentatoires. Selon le constructeur l’Enclave est un VUS intermédiaire de luxe offrant assez d’espace pour sept passagers qui offre de nombreuses commodités et qui est inspiré du fameux concept Avenir.

Il est construit sur la même plate-forme que le Traverse, et est offert en trois déclinaisons, soit le modèle Essence (muni d’un rouage à traction de série, avec le rouage intégral en option), le modèle Premium et le modèle Avenir.

Et c’est cette dernière déclinaison (Avenir) que nous avons eu le privilège d’essayer dans la région de l’Okanagan en Colombie-Britannique, cette superbe vallée entre lacs et montagne. La dénomination Avenir vient avec quelques éléments qui le distinguent légèrement de ses pairs. Des couleurs, matériaux et accents uniques à l’extérieur comme à l’intérieur, comme des roues de 20 pouces, la calandre et l’emblème à l’avant distinct, entre autres. Bref, c’est plutôt maigre comme offre – on peut dire que c’est plus un ensemble qu’un modèle distinct.

Motorisation

Pour passer rapidement aux choses sérieuses, le Buick Enclave 2018 est mu par un moteur V6 3,6 litres qui livre 310 chevaux et 266 lb-pi de couple. Le tout est géré par une boite de vitesses automatique à neuf rapports et, sauf pour la version Essence FWD, un rouage qui devient intégral lorsque les besoins en traction se font sentir, mais que l’on peut bloquer en mode rouage intégral « en tout temps » via une commande dans le tableau de bord.

Le moulin offre une puissance suffisante pour manier le gros Enclave, et la transmission est étonnement linéaire ; celle-ci semble toujours être dans le bon rapport, une qualité que plusieurs boites de ce type n’ont pas, n’ayant pas trouvé le bon équilibre entre économie de carburant et performance.

Dans les virages et les pentes

Fait intéressant, l’Enclave vient avec une capacité de remorquage de 5000 livres. Lors de notre essai, nous avons tracté un bateau de 4,400 livres et, sans affirmer hors de tout doute que notre VUS n’a pas transpiré un peu, l’Enclave a su monter les côtes abruptes de la vallée de l’Okanagan et nous mener, avec notre embarcation, à bon port.

Sur le plan de la tenue de route, celle de l’Enclave est Buick-esque. Une douceur de roulement quasi impeccable, qui ne fournit évidemment pas une expérience stimulante pour les sens. Par contre, cette douceur de roulement n’affecte pas la conduite animée ; nous nous attendions à ressentir un effet de lourdeur, mais il faut tout de même pousser loin pour faire sortir le roulis.

Prendre place dans l’Enclave 2018, c’est similaire à s’asseoir dans un salon pour regarder le match. Les sièges sont si confortables, on se sent coupable d’être traité aux petits oignons sur quatre roues. Le VUS a pris du gabarit comparativement au modèle sortant et la troisième rangée à l’arrière en a bénéficié.

Habituellement limitée en terme d’espace dans ce type de véhicule, elle offre aux passagers un espace suffisant pour les jambes, avec un dégagement impressionnant pour la tête.

L’Enclave 2018 gagne également des points sur le plan de la finition intérieure. Les VUS américains sont parfois connus pour un assemblage aléatoire de matériaux bon marché mal ficelés, même dans les déclinaisons plus dispendieuses. L’Enclave, lui, propose aujourd’hui des tons discrets, surlignés par des accents de métal brossé, et un look tout à fait différent de ce que fait la compétition. Somme toute, l’intérieur a des attributs qui vont plaire à tous les types de démographiques.

Technologie

Côté techno, on en prend et on en laisse. On adore la caméra dans le rétroviseur à l’intérieur, qui est pour la première fois présentée dans un véhicule Buick. Elle offre une visibilité extraordinaire sur ce qui se trouve derrière le véhicule.

La technologie QuietTuning est également intéressante, elle est grandement responsable du silence dans l’habitacle, avec ses matériaux absorbants et ses fonctions de neutralisation active du bruit.

Finalement, les représentants de Buick nous ont présenté leur argumentaire sur « l’ioniseur » qui équipe tous les Enclave 2018, un gadget qui a pour fonction de « traiter les odeurs intérieures et extérieures et réduit la quantité de bactéries, de virus, de poussière, de débris et de pollen, tout en aidant le conducteur à rester alerte et vigilant grâce à une technologie en produisant des particules chargées négativement qui attirent les contaminants et brisent leur structure. »

Bref, un « pitch » qui sort tout droit d’une infopub ! Nous ne l’avons pas testé, l’air de la Vallée de l’Okanagan étant assez pur…

Selon Buick, l’Enclave s’attaque directement à l’Acura MDX et l’Infiniti QX60, mais montre également les dents aux Q7 de Audi et au XC90 de Volvo. Pour ces deux derniers, on peut affirmer que le constructeur a encore du travail à faire sur plusieurs facettes de l’Enclave.

Le modèle Essence à roues avant motrices est offert à partir de 49 690 $, et la facture monte jusqu’à 63 690 $ pour l’Avenir AWD.

L’Enclave 2018 porte plusieurs chapeaux pour plaire à tous les clients types qu’il désire charmer ou retenir. Il ne fait rien de manière extravagante, mais son rapport équipements/prix représente une bonne valeur pour ceux qui recherchent un VUS pour sept passagers qui porte le plus vieil emblème du monde automobile.

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