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PREMIER ESSAI : Buick Regal GS 2018

Le mot « valeur » ressort souvent lorsqu’un constructeur présente un véhicule. La valeur, c’est subjectif en quelque sorte. Et ce n’est pas parce que certains véhicules n’ont pas assez d’équipement pour le prix demandé, mais plutôt parce que, dans certaines situations, les équipements offerts ne sont pas ceux que les acheteurs désirent réellement dans un segment donné.

Mon dernier contact avec Buick fut lors de l’essai de l’Enclave, un VUS qui a reçu une note positive, et qui nous a été présenté comme « une excellente valeur ». Par contre, tout au long de la présentation, beaucoup d’accent a été mis sur un gadget « ioniseur » qui charge les particules négativement dans l’habitacle dans le but de purifier l’air pour les passagers. Il faut l’avouer, c’est difficile de quantifier cet élément comme contribuant à la valeur du véhicule.

Alors lorsque j’ai mis le pied sur l’île de Vancouver pour conduire la nouvelle Buick Regal GS 2018 sur un tracé entre Nanaimo et Tofino, j’étais très anxieux de savoir quel genre de discussion allions-nous avoir au sujet de la « valeur ».

Au bout du compte, j’ai été agréablement surpris.

La Regal GS est animée par un V6 3,6 litres qui développe 310 chevaux et 282 lb-pi de couple. La puissance est canalisée aux roues grâce à une boite automatique à neuf rapports. Après avoir bien enfoncé l’accélérateur de la GS sur la route, j’ai été forcé d’admettre que la boite de vitesse pourrait moins handicaper la livraison de puissance du V6 – la réponse se faisait attendre. Le bénéfice, par contre, c’est que la consommation d’essence a été plus modeste qu’anticipée, même considérant ma conduite plutôt enthousiaste, j’ai obtenu 8,5 litres au 100 kilomètres.

La tenue de route est reine

Le groupe motopropulseur étant ce qu’il est  – suffisant, mais pas fabuleux – , l’aspect que j’ai le plus apprécié a sans contredit été la tenue de route. La GS est munie de la traction intégrale, ce qui est non seulement essentiel entre les mois de novembre à avril dans l’Est du Canada, mais également un élément clé dans le comportement routier.

Buick a également conféré à la GS des composantes inspirées de la course comme des étriers Brembo combinés à des disques plus larges que sur le modèle Sporback, une suspension arrière à cinq bras, et une suspension adaptative.

Selon Buick, les amortisseurs peuvent effectuer près de 500 ajustements à la seconde sur la route. Ceci nous a permis d’emprunter les virages serrés, côtes abruptes et les conditions parfois peu favorables de la route vers Tofino sans le roulis et les désagréments qui accompagnent normalement ce type de conduite. En plus, le passager a pu profiter d’un confort relatif.

Le freinage est excellent, et la direction offre juste assez de rétroaction pour que le conducteur puisse manier la GS sans soucis. Un bémol sur les routes sinueuses à haute vitesse : le pilier « A » est d’une grosseur considérable, il bloquait la vision lors de virages serrés.

Le confort du conducteur et du passager est également renchéri par les sièges de la GS. Ils offrent un soutien extraordinaire grâce à des supports latéraux ajustables, et viennent avec une fonction massage (si c’est votre genre de truc).

De l’espace cargo pour tout

À l’exception des sièges, l’habitacle de la GS adopte le look Buick typique : rien de très sophistiqué et quelque peu ennuyeux, mais très bien ficelé. On y retrouve les équipements habituels, comme l’écran tactile de 8 pouces et les suites Apple CarPlay et Android Auto.

C’est en s’aventurant à l’arrière de la GS que la configuration Sportback prend tout son sens. Sous son gros hayon, cette Regal offre 892 litres d’espace à l’arrière qui peut être augmentée à 1719 litres si les sièges sont rabattus.

Sur le plan de la sécurité, le régulateur de vitesse adaptatif, la détection de piétons avant avec freinage,  l’alerte de changement de voie avec détection d’obstacles sur les côtés et l’aide au maintien de voie sont tous des équipements disponibles, mais non de série. Par contre Buick offre un équipement de sécurité de série sur la Regal qui est très intéressant : le capot actif. Dans l’éventualité d’une collision avant avec un piéton, le capot se soulèvera immédiatement de 90 mm afin de créer une zone tampon entre celui-ci et le moteur, réduisant de fait les lésions corporelles au piéton.

La Buick Regal GS 2018 n’a pas l’odeur « Grand National » que nous attendons depuis longtemps. Mais avec son prix de départ de 43 845$, elle a le châssis, la suspension et le freinage d’une sportive, avec la valeur que nous aimons avoir dans une berline intermédiaire de luxe. En prime, elle pourra amener vos sacs de golf à la partie, et vous faire un massage de dos au retour!

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