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Essai routier : Mercedes-Benz SL 550 2018

Je dois avouer d’emblée avoir un petit faible pour la gamme SL de Mercedes-Benz. La grande décapotable à toit rigide rétractable est une excellente routière, offrant confort et raffinement dans un segment où les suspensions rigides et les habitacles à l’espace restreint sont légion.

Mercedes-Benz SL 550

J’adore la Porsche 911 et je n’ai rien contre la BMW Série 6. Les Jaguar F-Type et les Maserati Gran Turismo ont aussi beaucoup à offrir à commencer par une note d’échappement qui fera frissonner quiconque moindrement passionné de belle mécanique. Bref, de belles bagnoles s’offrent aux consommateurs disposant d’entre 100 000 $ et 150 000 $ et à la recherche d’une décapotable.

Bien que les modèles énumérés précédemment soient très compétents à plusieurs niveaux, c’est surtout leurs performances et leurs personnalités sportives qui les démarquent. Aucune de ces voitures ne peut s’approcher de la Mercedes-Benz SL en ce qui a trait à la douceur de roulement. La GT de Mercedes-Benz surprend aussi de par son espace de chargement, notable pour une voiture de ce segment.

Bref, pour effectuer un long trajet sur l’autoroute ou pour se balader paisiblement l’été en ville avec le toit baissé et notre douce moitié à nos côtés, la SL est le choix tout indiqué.

J’ai d’ailleurs eu la chance de faire plusieurs petits road trips avec la SL depuis sa refonte en 2016. Je l’ai conduit de Vancouver jusqu’à Whistler et de Whistler jusqu’à Victoria (en utilisant le traversier) à l’été 2016, et en octobre dernier j’ai effectué le trajet Montréal-Québec en empruntant presque exclusivement des routes de campagnes.

La Mercedes-Benz SL 550 est probablement le meilleur compromis

En Colombie-Britannique, j’étais au volant du modèle d’entrée de gamme de la famille SL, la 450 à moteur V6 biturbo de 3,0 litres développant 362 chevaux et 369 lb-pi de couple. Disponible à partir de 105 900 $, la SL 450 n’est pas vilaine côté puissance, mais j’ai nettement préféré la SL 550 2018 essayée en octobre.

Cette dernière est pas mal plus dispendieuse avec son prix de départ de 127 100 $, mais son moteur V8 de 4,7 litres biturbo en vaut amplement la peine. Développant 449 chevaux et 516 lb-pi de couple, il permet à la SL 550 d’atteindre 100 km/h en seulement 4,3 secondes. C’est 0,2 seconde de plus seulement que la diabolique SL 63 AMG, le modèle suivant dans la gamme.

Évidemment, quiconque ayant déjà conduit une Mercedes-AMG SL 63 dira avec raison qu’elle n’a rien à voir avec la SL 550. Plus bruyante, plus agressive et plus performante en virage, l’AMG reste la AMG. Mais en termes d’accélérations en ligne droite, les deux versions ne sont pas loin l’une de l’autre ce qui est étonnant étant donné qu’une SL 550 coûte presque 40 000 $ de moins.

Bref, personnellement je vois la Mercedes-Benz SL 550 2018 comme le compromis idéal de la gamme. Les performances sont au rendez-vous, mais le confort aussi. L’économie de carburant impressionne également pour un moteur V8, gracieuseté de la boîte de vitesse à neuf rapports. J’ai réussi à conserver une moyenne de moins de 10,0 litres aux 100 kilomètres lors de ma petite virée à Québec.

Un confort appréciable

La SL est une authentique voiture GT avec ses sièges ventilés et son dispositif AirScarf qui envoie un courant d’air chaud dans votre cou et permet ainsi de rouler le toit baissé même s’il fait plus froid sans problème.

Ces deux dispositifs sont inclus dans l’ensemble Premium qui ajoute aussi des sièges au support latéral actif qui vous serre d’un peu plus près lorsque la voiture est en plein virage afin de vous garder en place. C’est comme si votre auto vous faisait une colle et c’est particulièrement apprécié. Les sièges peuvent aussi vous masser si vous êtes un peu stressé. Le groupe Premium coûte 6 300 $, mais rendu là, pourquoi pas?

Le seul défaut flagrant de la Mercedes-Benz SL est son habitacle au style vieillissant. La SL a reçu plusieurs améliorations il y a deux ans, mais il s’agit essentiellement d’une voiture datant de 2012 à l’intérieur. Ce n’est pas laid et la qualité des matériaux est sans reproche, mais on est très loin des nouveaux habitacles Mercedes-Benz hautement modernes avec leurs énormes écrans numériques et leurs consoles épurées et nobles.

De plus, les places avant sont assez contiguës et les espaces de rangement à l’intérieur sont limités. Aussi, la SL ne compte que deux places alors que plusieurs rivales en ont quatre. Ces deux places supplémentaires, par contre, ne sont souvent là que par parure.

La SL, elle, préfère ajouter à son espace de chargement qui est vaste. En effet, il y a près de 350 litres disponibles dans le coffre même avec le toit baissé et près de 500 litres avec le toit en place. Aucune autre décapotable dans le créneau de la SL ne s’en approche à ce niveau.

Conclusion

Si vous êtes à la recherche d’une décapotable luxueuse qui met l’accent sur le confort, la Mercedes-Benz SL 550 2018 malgré son habitacle un peu vieillot sera en mesure de combler vos attentes. Elle est un peu lourde et ne peut rivaliser sur une piste avec une 911 Carrera 4S ni même une M6, mais elle est plus agréable en conduite quotidienne.

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