Nous n’avons plus les Lexus que nous avions, ça, c’est certain. On suggère depuis 2013 le langage stylistique L-Finess 2.0 et il faut admettre que la division de luxe de Toyota frappe fort. Il y a eu l’IS, puis le RC et voilà que ce sont les VUS de la marque qui adoptent une signature visuelle très distinctive. Le Lexus NX200t 2015 est le premier véritable jalon dans cette direction pour ce type de configuration. Je dois l’avouer immédiatement, je suis complètement sous le charme!
Evaluation Sommaire
Performances - 85%
Agrément de conduite - 80%
Confort - 100%
Sécurité - 90%
Espace intérieure - 85%
Prestige - 85%
88%
Que du style et encore du style
Le NX à de la gueule, il n’y a pas de doute dans mon esprit. Ce fait est d’autant plus vrai avec son groupe d’apparence F-Sport. Là, on tombe carrément dans le design avec un grand D! Il est difficile de tout cerner en un coup d’œil. Je l’avoue, j’ai bu un café sur ma galerie juste pour bien prendre le temps de l’analyser d’un bout à l’autre. Ma conclusion : il est superbe!
L’avant est ce qui est le plus distinctif. On intègre les fameux crochets en DEL qui font bande à part des blocs optiques. Situé un peu plus haut ces derniers sont tout aussi intéressants. On propose trois rectangles également avec DEL pour un éclairage qui fait de la nuit le jour, c’est très puissant. Tout au bout, on retrouve la calandre en sablier qui est impossible de manquer. On complète le tout avec une ouverture ascendante au boulier et une ligne grise contrastante qui supporte les antibrouillards.
Le profil se démarque par une généreuse multiplication des plis décoratifs. La présentation est très chargée tant aux ailes qu’aux portières et qu’aux bas de caisse. Il se passe quelque chose partout où l’on pose le regard. Bien que ma version avant des jantes à deux tons de 18 pouces, les arches sont tellement grandes que les roues ont l’air toutes petites. Pour la F-Sport, je suggère d’opter pour les 19 pouces qui vont mieux meubler l’espace.
À l’arrière, le spectacle n’est pas fini. On adopte une configuration des feux similaires à ceux du Coupé RC. J’aime bien le mélange des textures avec cette structure noir qui contient le tout. Là encore, l’éclairage impressionne. Le soir, on apprécie des bandes lumineuses sans rupture par la magie d’une confection soignée. Naturellement, on découvre une autre pince qui lui fait une mimique du sablier sur le hayon. Finalement, on opte pour une imposante applique au pare-choc et des sorties d’échappement très bien incorporées à embout métallisé.
Ce n’est pas fini!
Alors que l’extérieur a de quoi excité le plus blasé, il en va de même pour la présentation de la cabine. L’inspiration est partout. Là encore, c’est très chargé, mais j’ai apprécié le mélange et les entrecroisements des surfaces. On intègre une planche de bord qui est entièrement recouverte de cuir avec de belles surpiqures bien en évidence. On ajoute même quelques appliques qui imitent l’aluminium. À ce titre, l’acheteur pourra opter pour des boiseries.
Le centre est proéminent et bien en avant-plan. On récupère l’idée du sablier avec une pointe qui cintre cette section. Non seulement elle est plus près de notre main pour l’ergonomie, mais c’est joli! Concernant les accessoires, on se cherche un peu au début, mais la simplicité relative des fonctions illustre que les ingénieurs ont bien fait leurs devoirs. Il n’y a rien de vraiment ostentatoire dans l’équipement, mais c’est assez complet. Certains détails sont bizarres comme le fait que l’on doit aller dans l’ordinateur de bord pour mettre à ON l’ouverture électrique. Après avoir pestiféré et même considéré le hayon brisé, je suis tombé sur cette commande tout à fait par hasard!
En matière de confort, j’ai enfin découvert les meilleurs sièges pour ma morphologie! Étant plus serré dans la version F-Sport, on se fait tenir en place par une main de fer dans un gant de velours. Les soutiens sont parfaits pour moi. Après des heures de route, je n’ai pas ressenti de fatigue ni de points de pressions agaçants.
Bien que relativement compact, on obtient beaucoup d’espace intérieur. Les passagers arrière ne pourront se plaindre. Les dégagements sont bons partout et tout particulièrement pour la tête et les jambes. Pour ce qui est du coffre, le seuil est très haut, donc plus ou moins facile d’accès. Le volume table à 500 litres avec la banquette en place, mais une fois celle-ci couchée, on arrive à plus de 1 500 litres.
Le premier turbo
Jamais dans son histoire cette division n’avait proposé une motorisation turbo. Les choses changent et c’est le Lexus NX200t 2015 qui est le premier à l’obtenir. Ce petit L4 2.0 litres offre une puissance décente de 235 chevaux avec un couple de 258 lb-pi. Sans l’ombre d’un doute, c’est une bonne mécanique et l’un des points pertinents, il vient avec 3 modes. En effet, on peut passer du mode Sport à Normal puis ECO. Dans chaque cas, on voit une réelle différence au niveau de la dynamique de la conduite. En Sport, sa rapidité de réaction est plus en ligne avec la vocation habituelle d’un turbo. Toutefois, dès que l’on arrive sur l’autoroute, ECO est désigné pour permettre de réduire la consommation. Durant mon essai, j’ai obtenu une moyenne intéressante de 10.2 litres/100km. Il est certain que mes pneumatiques sont pour l’hiver, mais j’ai surtout et essentiellement fait de l’autostrade.
Pour soutenir le moteur, on propose une automatique avec palettes manuelles au volant de six rapports. Considérant le niveau de technologies développées par Lexus, je dois admettre que je voudrais deux liens de plus. C’est un aspect qui m’étonne encore.
Mission accomplie
Sur la route, le Lexus NX200t 2015 se comporte comme un charme. Il se montre très confortable, mais pour plus de dynamisme, on doit faire tourner la molette vers le mode Sport. Là, on gagne en agressivité. La direction est assez lourde, mais les personnes qui aiment la conduite plus inspirée apprécieront cet aspect. Pour ce qui est des suspensions, nous sommes à l’adresse de Lexus et surtout de F-Sport. C’est donc plus ferme, mais on maintient un niveau de bien-être qui est loin d’être négligeable. Concernant le freinage, j’ai eu l’impression que l’on manque un peu de mordant.
On peut prendre les virages avec entrain et sans craindre l’approche des limites du NX. En tout temps, le moteur répond bien.
Conclusion
Fondamentalement, le Lexus NX200t 2015 ne réinvente rien, mais il s’inscrit à la perfection dans le segment des utilitaires sport compacts de prestige. Il peut facilement se frotter aux Mercedes-Benz, Audi et BMW de ce monde. Toutefois pour être véritablement en mesure d’aller jouer sur ces terres, il devrait nécessairement offrir une mécanique plus puissante. Pour ce qui est du reste, c’est le style qui est sa principale carte de visite et sur ce point il excelle.
Lexus NX200t F-Sport Série 1 2015: 53 044 $
Moteur : L4 2.0 litres turbo
Puissance : 235 chevaux de 4 800 à 5 600 tr/min
Couple : 258 lb-pi de 1 650 à 4 000 tr/min
Transmission : Automatique à six rapports
Consommation (Ville) : 10.8 l/100km
Consommation (Route) : 8.8 l/100 km
Consommation (Observée) : 10.2 l/100 km
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