Je ne cacherai pas que je conduis plusieurs voitures exclusives, performantes et dispendieuses au cours d’une année donnée. Ces voitures sont généralement prêtées pour une semaine, me laissant le temps d’en comprendre et analyser tous les tenants et aboutissants. Pour un passionné de l’automobile, difficile de trouver mieux comme gagne-pain.
Cela dit, il y a certaines marques qui ne sont tout simplement pas disponibles pour un prêt, qu’il soit de quelques heures ou quelques jours. Ces voitures n’ont pas besoin d’une couverture médiatique étendue. Un simple événement permet à certains journalistes de les essayer, puis le constructeur peut retourner vaquer à son occupation première qui est de s’assurer que ses clients aux poches généralement très profondes sont satisfaits.
À quelques exceptions près, c’est comme ça avec Ferrari, Lamborghini, McLaren, Bentley, Rolls Royce et le sujet de cet essai, la gamme Aston Martin. Moins en vue que ses rivaux italiens, Aston Martin offre tout de même une famille de modèles purement exotiques, vendus à des prix qui sont hors de portée pour 99 % de la population, et dotés de performances à couper le souffle, que ce soit sur une piste ou sur la route.
Mais les Aston Martin ont quelque chose d’unique, et ce n’est pas le fait que le plus célèbre agent secret de la planète s’en sert pour se rendre au travail. Ce sont d’authentiques voitures GT, des modèles élaborés pour être aussi performants sur piste qu’ils sont confortables sur la route, même une route brisée comme seul le Québec sait en faire.
Vous pouvez vous rendre au travail en Ferrari 458 Italia ou en McLaren P650S si vous le désirez, mais vous aurez beaucoup plus de plaisir à le faire dans le raffinement et le confort d’une Aston Martin Vanquish. Et si l’envie vous prend d’apporter votre bijou sur une piste (et vous ferez alors partie d’un groupe sélect), vous aurez beaucoup de plaisir.
C’est ce que nous avons constaté lors de notre avant-midi d’essai de la gamme Aston Martin sur le circuit ICAR à Mirabel. Il y avait trois modèles offerts à la dizaine de journalistes présents pour l’événement.
La Vantage S
Tout d’abord, il y avait la plus accessible des Aston Martin, la Vantage S. Offerte avec deux motorisations, elle est vendue à partir de 105 000 $ tandis que les versions les plus puissantes exigent environ 200 000 $. Ces dernières sont propulsées par un féroce moteur V12 de 6,0 litres développant 565 chevaux et 457 lb-pi de couple. Il s’agit de la deuxième Aston Martin la plus rapide pour atteindre 60 mi/h (97 km/h) avec un temps de 3,7 secondes, tout près de la Vanquish.
Sur circuit, le moteur V12 de la V12 Vantage S fait quelque peu sentir son poids, mais je le mentionne simplement car je dois trouver quelque chose un peu négatif à dire. En réalité, elle est d’un vrai charme sur piste. Plus compacte que n’importe quelle autre Aston, elle donne l’impression de ne faire qu’une avec le conducteur de par son agilité incroyable. Les virages les plus serrés sont les plus agréables à naviguer tandis que la puissance du V12 permet des sorties de courbes fulgurantes.
Les V8 Vantage S sont pour leur part offertes avec un V8 développant 430 chevaux et 361 lb-pi de couple. Il faut compter 4,6 secondes pour atteindre 60 mi/h, ce qui est toujours très rapide (il y a assez de punch pour parcourir l’ensemble du circuit ICAR en troisième vitesse de la boîte manuelle à six rapports offerte de série), et sa puissance un peu plus restreinte la rend moins intimidante sur une piste. L’on a l’impression qu’on peut pousser encore plus la machine sans se faire mordre et oui, la partie avant est plus légère, une réalité positive qui se fait sentir en entrée de courbe.
La Rapide S
L’Aston Martin Rapide S est peut-être la moins connue des modèles de la marque britannique. Offrant quatre portes et quatre places, il s’agit sur papier d’une voiture plus axée sur les besoins de transports familiaux. Cela dit, vous et votre famille arriverez à la fête de grand-papa plus rapidement que la moyenne grâce à l’ajout du même V12 qu’on retrouve ailleurs au sein de la gamme avec une puissance cette fois-ci de 552 chevaux.
La Rapide S est plus lourde et plus imposante, évidemment, mais elle atteint tout de même 60 mi/h en 4,2 secondes, et sur circuit elle se conduit comme une voiture sport. À vrai dire, c’est peut-être le modèle qui m’a le plus surpris. Je m’attendais à un comportement lourd et plus ou moins réactif, et j’ai en retour eu droit à une conduite qui me rappelle celle de la Porsche Panamera Turbo.
Offerte à partir de 210 500 $, soit environ le prix de la Panamera Turbo S, la Rapide n’offre pas la même fougue que la Porsche, mais elle n’est pas loin et elle est plus confortable et oui, plus exclusive. Une Panamera au centre-ville ne fait pas tourner les têtes. Une Rapide S, alors là on jase pour ce qui est de l’effet « wow ».
Et la Vanquish
Le summum de la gamme Aston Martin, c’est la Vanquish. Remplaçante de la DBS, qui elle a succédé à la première génération de la Vanquish, la « nouvelle » Vanquish est offerte en version Volante (décapotable) ou coupée, comme la Vantage et la DB9. C’est la plus puissante avec son moteur V12 de 568 chevaux et 465 lb-pi de couple, et la plus rapide alors qu’elle atteint 60 mi/h en 3,6 secondes.
C’est également la plus exclusive, la plus luxueuse et la plus dispendieuse avec son prix de départ s’approchant des 300 000 $ pour le coupé, et le dépassant pour la Volante. En raison de ses dimensions non négligeables, il s’agit d’une voiture un peu lourde sur circuit, mais qui se contrôle tout de même du bout des doigts. Malgré toute sa puissance, elle est réellement facile à conduire, en partie en raison d’une ingénierie poussée.
L’on pense par exemple à cette nouvelle boîte de transmission automatique à huit rapports Touchtronic III qui améliore à la fois le confort et les performances. Elle comporte notamment un tube de torsion revu qui réduit les vibrations et améliore ainsi la quiétude à l’intérieur, tout en s’adaptant à la conduite du conducteur pour une dynamique améliorée. Des freins en céramique se cachent derrière les jantes imposantes de la Vanquish pour une capacité d’arrêt phénoménale.
Conclusion
Le seul membre de la famille qui manquait lors de cet événement d’exception mis sur point par le constructeur et le seul concessionnaire de la marque au Québec, Décarie Motors, était la DB9. Cette dernière se fait un peu plus vieille, et elle manque peut-être un peu de nouveauté pour rivaliser dans son segment.
Pour les autres, par contre, leur élément différenciateur principal est l’équilibre entre sportivité et confort. Si vous recherchez une voiture exotique qui n’oblige pas trop de concessions au niveau du raffinement et de la douceur de roulement, Aston Martin peut vous aider. Et selon le concessionnaire, vous n’attendrez qu’environ quatre mois pour avoir la vôtre une fois la commande passée. Un délai aussi court est rare dans ce créneau de véhicule, alors profitez-en si votre compte de banque le permet.
Images Aston Martin
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